Rue Cases-Nègres fut et restera sans aucun doute un des plus grands succès du cinéma caribéen. Ce film de 1982 a été réalisé par Euzhan Palcy, cette martiniquaise qui fut la première réalisatrice noire produite par un studio de Hollywood; adapté selon le roman du même nom de Joseph Zobel. L’histoire de Rue Cases-Nègres est inspiré de l’enfance de ce grand romancier & poète martiniquais.

 

En voici le synopsis :

 

Le film se déroule en Martinique, durant les années 1930. Le jeune José et sa grand-mère vivent dans un petit village. Presque toute la population habitante gagne de façon très juste leur vie en récoltant de la canne-à-sucre. Le contremaître allait même jusqu’à condamner les travailleurs à des amendes pour la moindre infraction. La seule manière d’éviter cela était de bien s’en sortir à l’école. José a donc travaillé dur, et fut récompensé en étant accepté de faire ses études dans la capitale. Avec seulement une bourse d’étude comme levier financier, les frais de scolarité Avec seulement une bourse d’étude comme levier financier, les frais de scolarité Avec seulement une bourse d’étude comme levier financier, les frais de scolarité restent très élevés. C’est alors que la grand-mère de José décidé de le suivre à Fort-de-France pour l’aider à payer ses études…

 

Bien que le succès de ce film n’est plus à démontrer (3 millions d’entrées en 1983), sa réalisation ne fut pas chose facile.

 

En effet, au début des années 1980, Euzhan Palcy, alors âgée de 21 ans, cherche à ce que son projet soit financé. Inconnue, elle aura du mal à obtenir la confiance des grandes maisons de productions, notamment à cause de l’intitulé de son film. Ce n’est qu’au bout d’un an et demi et grâçe à François Truffaut, qu’elle rencontre Michel Loulergue et Claude Nedjar. Ce publicitaire et ce distributeur propose à Euzhan d’avancer près de la moitié du budget du film. Elle a pu ensuite trouver le reste grâçe à la mairie de la capitale de la Martinique : Fort-de-France, qui était alors dirigée par Aimé Césaire, le fameux poète.

 

S’ensuit alors une réception très positive de l’adaptation du roman de Joseph Zobel. Le film est notamment récompensé plusieurs fois. Euhzan reçoit la célèbre récompense du Lion d’Argent, ainsi qu’un César pour la meilleure première oeuvre, tandis que Darling Légitimus, qui joue la grand-mère de José, reçoit le Lion d’Or pour la meilleure interprétation féminine.

 

C’est ce magnifique film qui a permis à la jeune réalisatrice caribéenne de se rendre par la suite à Hollywood.