Exposition collective jusqu’au 7 juillet 2013

Curatée par Sylvia Navarrete et Itzel Vargas Plata, l’exposition est née de l’intention de passer en revue l’un des genres les plus vieux de l’histoire de l’art. Son objectif est basé sur certain archétypes associés avec le paysage et qui sont produits par ce genre depuis qu’on a posé le pied sur la Lune jusqu’à maintenant.

L’origine du « paisaje » vient du mot français pays qui répond à une notion géographique-économique. « Landscape » est dérivé du néerlandais «landschap » : région ou morceau de terre, alors que « panorama » fait allusion à une vue extensive. Comme l’artiste français Jean-Marc Bustamante a dit en référence à sa série « Tableau », « […] un panorama est quelque chose entre le paysage et l’ouverture de la vue ».

Ces significations convergent vers une sélection curatoriale où les œuvres internationales et multidisciplinaires se rencontrent simplement dans son paysage de référence. Le progrès technologique, la percée des médias, les changements dans la relation de l’homme à la nature, les tendances économiques, les systèmes de production et la psychologie humaine piétinent ensemble dans les conséquences dans lesquelles le paysage se matérialise.

Peter Doig, Cricket Painting (Paragrand), 2006-2012 © Michael Werner Gallery

Peter Doig, Cricket Painting (Paragrand), 2006-2012 © Michael Werner Gallery

Le genre a été fondamental pour l’art non seulement pour contextualiser mais aussi pour souligner le sens d’une idée. De la même manière qu’il est impossible d’imaginer Le Radeau de la Méduse de Théodore Géricault sans la mer déchaînée, dans le discours artistique il est évident que la préoccupation pour la crise environnementale et la résignation des symbolismes précis au-delà de scénarios urbains ou ruraux pour exprimer une mentalité.

Comme moyen pour atteindre un but ou comme ressource expressive ou formelle, le paysage a été fondamental pour l’histoire de l’art. A travers Panorámica. Paisajes 2013-1969, le Museo del Palacio de Bellas Artes cherche à réfléchir sur son concept et ses portées symboliques, métaphoriques, allégoriques, documentaires, sociales et esthétiques constantes ces quarante dernières années.

Chris Ofili, Triennale, Palais de Tokyo, France © Uprising Art

Chris Ofili, Triennale, Palais de Tokyo, France © Uprising Art

Artistes: Abraham Cruzvillegas, Alex Dorfsman, Alfonso Mena Pacheco, Amador Lugo Guadarrama, Andreas Gursky, Andy Warhol, Ángela Gurría
, Anna Bjerger, Anthony Goicolea, Bernd and Hilla Becher, Bill Viola, Boris Viskin, Calixto Ramírez, Chris Ofili (Trinidad & Tobago), Damián Ortega, Daniela Edburg, Edward Burtynsky, Eija-Liisa Ahtila, Eric Pérez, 
Enrique Metinides, Erinç Seymen, Félix González Torres (Cuba), Fernanda Brunet, Fernando Aceves Humana, Francisco Castro Leñero, Francisco Toledo, Gabriel Figueroa, Gilberto Esparza
, Graciela Iturbide
, Gregory Crewdson, Gunther Gerzso, Hiroshi Okada
, Hiroshi Sugimoto, 
Hrair Sarkissian, Ishmael Randall-Weeks, Jean-Marc Bustamante, Jorge Méndez Blake, José Arnaud, Julio Galán, Luis Gal, Liliana Porter, Marcela Armas, Marcos Castro, Margherita Spillutini, María José de la Macorra, Mario García Torres, Mauro Giaconi, Miguel Calderón, Miguel Castro Leñero
, Nigel Cooke, Olafur Eliasson, Pablo López Luz, Peter Doig (Trinidad & Tobago), Phil Kelly, Ramiro Chaves, Rineke Dijkstra, Roberto Turnbull, 
Roni Horn, 
Rufino Tamayo, Sofía Táboas
, Stephen Shore, Tacita Dean, Taka Fernández
, Thomas Ruff, Thomas Struth, Verne Dawson, Vicente Rojo
, Vija Celmins
, William Eggleston, William Kentridge
, Wu Chi-Tsung, Yishai Jusidman, Yoshihiko Ueda.

Museo del Palacio de Bellas Artes, Av.Juárez. Esq. Eje Central, Centro Histórico, , México D.F., Mexique.

Exposition à voir du mardi au dimanche, entre 10h et 18h, du 25 avril au 7 juillet 2013.

http://www.museopalaciodebellasartes.mx/index.php

Crédits photographie à la une Poster © Museo del Palacio de Bellas Artes