Le merengue est à la fois une danse et un style de chant qui est apparu vers la moitié du XIXe siècle en République Dominicaine. Les origines exactes du merengue restent nombreuses et vagues, cependant la thèse la plus credible soutient qu’il provient d’un rythme caribéen particulier appelé la mangulina.

 

Le merengue folklorique et traditionnel est joué par des orchestres composés d’un bandurria, d’une güira, d’une tambora et d’un petit tambour à double tête. Contrairement à la salsa qui nécéssite une bonne maîtrise, le merengue est un style de danse simple et accessible.

 

Les premiers signes officiels de la popularité du merengue dans les Îles des Caraïbes datent du début des années 1850, avec un journal de Saint-Domingue. Celui-ci soutient la danse traditionnelle actuelle en République Dominicaine, la tumba, en dépit du merengue. Cette danse devient de plus en plus populaire, notamment dans la région de Cibao. Cependant, les élites et dirigeants n’adopte pas cette danse, notamment à cause des paroles, contraires à leurs idées, mais aussi car le merengue est considéré comme similaire à de la musique africaine.

 

Ce n’est qu’en 1930 que le merengue commence à être accepté par la société, grâçe à Rafael L. Trujillo l’utilise dans des lieux publics pour la promotion de sa campagne présidentielle. Ce n’est bien qu’après cette date, vers 1950, que le merengue fit ses premiers pas en Amérique du Nord. Influencé par la salsa, le merengue se métisse aux autres cultures latines en intègrant de nouveaux instruments, tels que des trombones, des saxophones, des pianos, et des synthétiseurs. Grâçe à des artistes de grande renommée (Angel Viloria, Johnny Ventura, Juan Luis Guerra,…), le merengue connaît un succès mondial et devient un art.

 

Cependant, le merengue traditionnel subsiste, et est toujours joué par des petits orchestres, constitué des mêmes musiciens qu’auparavant excepté que le joueur de bandurria fut remplacé par un accordéoniste. Le merengue reste véritablement attaché à la culture caribéenne.