Reportage spécial – Biennale de La Habana, mai-juin 2012.

Programmation collatérale. Journée spéciale à l’Université de La Havane – le 14 mai 2012. 

L’historienne de l’art et critique Yolanda Wood a dévoué plus d’une vingtaine d’années de sa carrière à la promotion et à la diffusion de l’art contemporain caribéen. Fondatrice de la Chaire d’Histoire de l’Art de la Caraïbe de l’Université de La Havane, elle organise depuis plusieurs biennales une journée de rencontre sur l’art caribéen.

Organisée et pensée par ses élèves cette journée réunit artistes, experts et jeunes professionnels. Conduite en trois langues – espagnol, français et anglais – l’objectif de cette rencontre et de dresser un état des lieux de la création contemporaine caribéenne et de sa diffusion.

À cette occasion, le 14 mai dernier, Yolanda Wood et ses élèves ont convié un grand nombre d’invités à s’exprimer autour de cette table ronde. 

Les élèves de la Chaire d'Histoire de l'Art de la Caraïbe ayant organisé la journée, entourant (de gauche à droite) Yolanda Wood, Jorge Pineda, Belkis Ramirez, Pascal Meccariello © Uprising Art

Les élèves de la Chaire d'Histoire de l'Art de la Caraïbe ayant organisé la journée, entourant (de gauche à droite) Yolanda Wood, Jorge Pineda, Belkis Ramirez, Pascal Meccariello © Uprising Art

La matinée, orchestrée par l’élève Mónica Ríos Álvarez, a été consacrée à une discussion sur les circuits de diffusion de l’art contemporain caribéen et la manière dont il était perçu (au sens de la critique) sur la scène artistique internationale.

L’équipe d’Uprising – Claire Richer, la fondatrice, et Clelia Coussonnet, chef de projet – a présenté la première plateforme web des acteurs de la scène plastique caribéenne contemporaine, lancée en février 2012. Initiative inédite dans la région, cette plateforme web comprend la revue digitale Uprising Mag et le portail Uprising Art, présentant les artistes, les galeries et lieux phares dédiés à cet art, et les experts de la région. Cette initiative répond à un réel besoin, et a été plébiscitée par les artistes et acteurs rencontrés lors de la biennale. Dominique Brebion, commissaire et critique, a présenté un historique des événements et des publications ayant permis / permettant de faire rayonner la richesse de la création plastique de la région. Laurence Choko, de la galerie Intemporel à Paris, a partagé son expérience de galeriste et son travail pour promouvoir les artistes de la diaspora caribéenne. Alanna Lockward a parlé de son expérience en tant que commissaire d’exposition et, plus particulièrement, de la manifestation vidéo Be Bop – Black Europe Body Politics.

 

L’après-midi, en revanche, a été dédiée à la connaissance de l’art contemporain dans La Barbade ; et au dialogue avec des étudiants en histoire de l’art du Barbados Community College, dont les professeurs (Evan Atkinson, Ras Ishi, Winston Kellman, Adam Werth) ont présenté les travaux.

Artistes présentant leur travail, de gauche à droite : Quintapata, Maksaens Denis, Sheena Rose, Joëlle Ferly © Uprising Art

Artistes présentant leur travail, de gauche à droite : Quintapata, Maksaens Denis, Sheena Rose, Joëlle Ferly © Uprising Art

Puis la journée s’est conclue sur une large discussion avec des artistes caribéens invités officiels de cette 11e édition de la biennale, sous la houlette des élèves Chanell Martell Ibarra et Sindy Martínez Lemes. Sont ainsi intervenus les artistes Jean-François Boclé, Maksaens Denis, Joëlle Ferly, Sheena Rose, et le collectif dominicain des Quintapata : Pascal Meccariello, Raquel Paiewonsky, Jorge Pineda, Belkis Ramírez. Chacun a présenté son travail et répondu aux questions des étudiants de Yolanda Wood.

 

Faculté d’Arts et de Lettres, Université de La Havane, Cuba.

Journée de rencontre entre experts, artistes et jeunes professionnels – le lundi 14 mai 2012.

  

Crédits photographie à la une : Une partie du groupe ayant participé à la Journée de Rencontre © Uprising Art