Jean-Marc artiste plasticien née en France d’origine Guadeloupéenne  aux facettes multiples  présente régulièrement ses travaux colorés et graphiques sous formes d’installations ou de peintures à travers ces différentes résidences artistiques en Europe, aux caraïbes et aux États-Unis.

Né à Strasbourg en 1975, vous avez grandi dans le brassage multiculturel de la banlieue, vous vous illustrez en tant que graffeur et rappeur. Pouvez-vous nous décrire votre parcours artistique, par quels chemins avez-vous construit votre œuvre ?

L’art et la musique ont rythmé toute ma jeunesse strasbourgeoise, il s’agissait pour moi de me situer aussi bien dans la banlieue, qu’au travers de mes origines. Le rap et le graffiti étaient les outils d’expression d’une condition précaire, lesquels m’ont appris à poser un regard critique sur les sociétés.

Comment définissez-vous votre travail, et quels sont vos thèmes de prédilection ?

Je qualifie mon travail d’expression urbaine où les thèmes de migrations culturelles, de créolisation, de mondialité sont assez récurrents.

Jean-Marc Hunt

Jean-Marc Hunt

Vous avez vite été amené à travailler sur des installations. Vous êtes passé des mots au graffiti et aux toiles pour en venir à des œuvres en 3 dimensions, avez-vous une explication à ce parcours ?

J’ai toujours eu besoin d’analyser les choses par la déconstruction, tout jeune déjà, je concevais des « prototypes » à partir de jouets cassés, plus tard, je me suis intéressé à la mécanique, la soudure et l’électronique.

Aujourd’hui, je travaille dans un environnement où j’ai quasiment tout construit. Je suis animé par le défi et la prise de risque, c’est pourquoi l’expérimentation est centrale dans mon travail.

Vous avez grandi en métropole puis en 2003, vous vous installez en Guadeloupe, d’où vous êtes originaire. Vous revendiquez-vous comme un artiste caribéen ?

Je suis un artiste urbain, quelque soit le lieu.

Que pensez-vous de la représentation de l’art caribéen en Métropole ? Cela a-t-il un lien avec votre départ ?

L’art caribéen en Métropole?! ..ah bon..

Vous avez exposé en métropole, aux États-Unis… Mais vos dernières actualités ont été essentiellement liées à la Guadeloupe. Votre art y est-il accueilli plus chaleureusement ?

© Jean-Marc Hunt

© Jean-Marc Hunt

Depuis quelques années, mes projets en arts visuels suscitent un intérêt certain auprès des collectivités et des institutions guadeloupéennes. Par les échanges artistiques que j’ai réalisés, j’ai pu proposer notamment la création d’une manifestation international d’art contemporain.

La première édition Art Bemao a ainsi été inauguré en 2009, j’en assure aujourd’hui encore les fonctions de commissaire d’exposition et de directeur artistique.

Quelle est votre actualité ? Vos projets ?

J’expose actuellement au Musée Schoelcher de Pointe-à-Pitre, une installation à dimension variable intitulée « vanité offset ». En mai, je serai à Londres, à la Brick Lane Gallery et je participe un festival d’art urbain Artaq à Angers. Une exposition personnelle est prévue pour la fin d’année.

Crédits photographie à la une : © Jean-Marc Hunt