Exposition individuelle, jusqu’au 26 février 2012. 

Exilés. J’ai posé pour la première fois pied à La Havane en décembre 2008, avec en tête les histoires de mes amis cubains vivant en Espagne. Ils avaient réussi à échapper à la pauvreté et à l’arbitraire qui régnaient sur l’île, et ils savaient leur chance. Aucun d’entre eux n’avouaient de regrets. Mais la nostalgie les gagnait parfois. Ils me parlaient alors de leur famille et de leurs amis qu’ils ne reverraient plus. Avec la précaution de ceux qui ne veulent pas réveiller les douleurs enfouies. Ils me racontaient aussi la rue cubaine : son impudeur, ses rires et ses jeux…

Une fois sur place, ces scènes que l’on m’avaient racontées, je les ai vues se jouer. Mais plus que l’atmosphère bruyante et colorée, c’est l’aspect fantomatique des villes qui m’a impressionné. Peuplées de Cubains rêvant d’un ailleurs hypothétique, La Havane et Santiago sont aussi habitées par les présences de ceux qui les ont un jour quittées et qui ne peuvent y revenir. C’est donc un travail sur l’exil, tentation et douleur qui traversent tous les peuples, que je propose ici. Je crée des «surimpressions urbaines» photographiques, utilisant le décor des rues de La Havane et de Santiago pour y placer des personnages-passants, qui traversent les murs et deviennent à leur tour matière de ce paysage urbain d’une infinie richesse. 

Source : Fondation Clément. 

© Jean-Michel André "Exilés", la Havane

© Jean-Michel André "Exilés", la Havane

 

© Jean-Michel André "Exilés", la Havane

© Jean-Michel André "Exilés", la Havane

Fondation ClémentDomaine de L’Acajou 97240 Le François, Martinique.

Exposition à voir tous les jours de 9h00 à 17h30, du 20 janvier eu 26 février 2012.
L’entrée à l’exposition et aux activités est  gratuite.

 

Dmanche – découverte,
9 janvier 2012 à 10h avec Jean-Michel André. 

Soirée – rencontre,
jeudi 9 février 2012 à 19h.