Claude McKay est un célèbre écrivain caribéen né en Jamaïque le 15 septembre 1890. Il fit ses premiers pas dans l’écriture grâçe à la poésie alors qu’il n’était encore qu’un écolier. Il fut par la suite policier à Spanish Town et c’est durant ses 22 ans que son premier recueil de poésie Songs of Jamaica fut publié.

 

La même année, McKay quitte la Jamaïque et décide de s’installer aux Etas-Unis pour étudier au Tuskegee Institute en Alabama ainsi qu’à la Kansas State University. Il y continua d’écrire de la poésie jusqu’à obtenir les éloges de Frank Harris et de Max Eastman. Ce dernier lui a notamment permis de publier son ouvrage If We Must Die dans son propre journal The Liberator.

 

C’est en 1919 que Claude McKay se laisse finalement influencer par Frank Harris et décide de partir perfectionner sa plume en Angleterre, où il rencontra George Bernard Shaw. C’est également grâce à lui qu’il a pu rencontrer des grandes figures du journalisme gauchiste, notamment Sylvia Pankhurst, qui recruta McKay pour son journal Workers’ Dreadnought. Par la suite, Claude McKay s’est instruit du travail de Karl Marx pour devenir un socialiste engagé.

 

Ce grand écrivain caribéen retourna en 1921 à New York où il devint rédacteur adjoint du journal The Liberator. Cela lui a permis de publier de nombreux ouvrages, notamment Harlem Shadows (1922). Il se rendit ensuite à la Troisième Internationale de Moscou où il représenta le Workers’ Party américain. Il resta par la suite quelques années en Europe, où il écrivit de nombreux ouvrages tels que Trial by Lynching: Stories About Negro Life in America (1925), Home to Harlem (1928), Banjo (1928), Gingertown (1932) et Banana Bottom (1933).

 

Claude McKay a peu à peu perdu son engagement communiste et retourna en 1934 non pas dans les Caraïbes, mais aux Etats-Unis. Il y rencontra de nombreuses difficultés pour y trouver du travail. Il passera néanmoins quelques temps à travailler pour le Federal Writers Project. C’est de cette période que son née son autobiographie, A Long Way From Home (1937), et Harlem: Negro Metropolis (1940).

 

Il était, pour cet artiste caribéen, impossible de vivre grâçe à sa passion, l’écriture. C’est pourquoi il s’engagea dans un chantier naval pour subvenir à ses besoins. Peu à peu sa notoriété s’est éffondrée, ce que s’est empressé de dénoncer Max Eastman. Claude McKay se tourna vers le catholicisme en 1943, ce qui l’inspira grandement sur son essai intitulé On Becoming a Roman Catholic (1945). Ce grand homme est finalement décédé hors de son pays natal au sein de l’archipel des Caraïbes le 22 mais 1948 à Chicago.